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Vaccination et vermifugation du chiot : le calendrier de santé complet à connaître

Claire, propriétaire de chien et chat depuis 20 ans 28/09/2026 9 min de lecture

📄 L'essentiel de l'article

  • La primo-vaccination du chiot se déroule en 3 injections, généralement à 8, 12 et 16 semaines, suivies d'un premier rappel vers 12 mois.
  • Le socle vaccinal de base (CHPPiL) protège contre la maladie de Carré, l'hépatite de Rubarth, la parvovirose, la parainfluenza et la leptospirose ; des vaccins complémentaires existent selon le mode de vie.
  • La vermifugation démarre dès 3-4 semaines, se poursuit tous les 15 jours jusqu'à 2 mois, puis tous les mois jusqu'à 6 mois, avant de passer à un rythme trimestriel à l'âge adulte.
  • Vermifuger un chiot quelques jours avant chaque injection optimise la réponse immunitaire du vaccin.
  • Le budget de la première année tourne autour de 120 à 180 € pour la primo-vaccination, puis 50 à 80 € par an pour les rappels.

Faire vacciner et vermifuger son chiot dans les temps, ce n'est pas une case à cocher administrative : c'est ce qui lui permet de traverser sereinement ses premiers mois, la période où son système immunitaire est le plus vulnérable. Entre les injections à répéter, les traitements antiparasitaires et les rendez-vous chez le vétérinaire, il est facile de perdre le fil. Voici un calendrier complet, semaine après semaine, pour ne rien oublier.

Pourquoi la vaccination et la vermifugation sont-elles si importantes chez le chiot ?

À la naissance, un chiot est protégé par les anticorps transmis par sa mère via le colostrum. Cette protection maternelle décline progressivement entre 6 et 16 semaines, créant une fenêtre de vulnérabilité pendant laquelle le chiot n'est plus tout à fait couvert par les anticorps maternels, mais pas encore capable de produire sa propre immunité. C'est précisément cette fenêtre que le protocole de primo-vaccination cherche à combler, avec plusieurs injections rapprochées plutôt qu'une seule.

Du côté des parasites internes, presque tous les chiots naissent porteurs de vers ronds (ascaris), souvent transmis par la mère avant la naissance ou pendant l'allaitement. Une infestation importante peut peser sur la croissance, ternir le pelage, provoquer des diarrhées ou un ventre gonflé, et fragiliser un organisme déjà sollicité par la vaccination. Les deux protocoles, vaccinal et antiparasitaire, avancent donc de pair pendant les premiers mois.

Le calendrier de vaccination du chiot, semaine par semaine

7 à 8 semaines : la première injection

La primo-vaccination débute généralement entre 7 et 8 semaines. Cette première injection amorce la protection contre les maladies de base, mais elle ne suffit pas à elle seule : les anticorps maternels encore présents peuvent en partie neutraliser son effet, d'où la nécessité des injections suivantes.

11 à 12 semaines : la deuxième injection

Quatre semaines plus tard environ, une deuxième injection vient renforcer la réponse immunitaire. C'est souvent à ce rendez-vous que le vétérinaire propose également la primo-injection contre la rage, possible à partir de 12 semaines, utile si vous envisagez un voyage, une pension ou si votre chiot appartient à une race soumise à des obligations spécifiques.

15 à 16 semaines : la troisième injection

Cette dernière injection du protocole initial vise à lever définitivement l'interférence des anticorps maternels, qui peut parfois persister au-delà de 12 semaines chez certains chiots. C'est elle qui scelle réellement la protection vaccinale de base.

Vers 12 mois : le premier rappel

Un an après la primo-vaccination, un rappel complet stabilise la protection avant de basculer sur le suivi adulte. Par la suite, la fréquence des rappels dépend des valences : la leptospirose demande souvent un rappel annuel, tandis que d'autres valences peuvent être espacées différemment selon le vaccin utilisé et l'exposition réelle de votre chien.

Quelles maladies les vaccins couvrent-ils ?

Le socle commun : CHPPiL

Le protocole de base, désigné par l'acronyme CHPPiL, protège contre cinq maladies : la maladie de Carré (virale, souvent mortelle chez le jeune chiot), l'hépatite de Rubarth, la parvovirose (très contagieuse et redoutable chez le chiot non protégé), la parainfluenza et la leptospirose (transmissible à l'homme, présente dans les eaux stagnantes et l'urine de rongeurs).

Les vaccins complémentaires selon le mode de vie

Selon la région, les habitudes de votre chiot et son exposition au monde extérieur, votre vétérinaire peut recommander des valences supplémentaires : le vaccin contre la toux du chenil, utile avant un séjour en pension ou la fréquentation de lieux collectifs (parcs canins, expositions) ; les vaccins contre la piroplasmose, la maladie de Lyme ou la leishmaniose, pertinents dans les zones à forte présence de tiques ou de phlébotomes. Discutez-en avec votre vétérinaire, qui connaît les risques sanitaires locaux.

Le calendrier de vermifugation du chiot

De 3-4 semaines à 2 mois : un traitement toutes les deux semaines

Le vermifuge peut démarrer dès 3 à 4 semaines, avec des produits adaptés aux tout jeunes chiots. À ce stade, les traitements ne détruisent que les vers adultes et non les larves, ce qui explique la nécessité de répéter le traitement tous les quinze jours jusqu'à l'âge de 2 mois : chaque passage élimine une nouvelle génération de vers arrivés à maturité.

De 2 à 6 mois : un rythme mensuel

Une fois le chiot sevré et son système digestif plus mature, un vermifuge mensuel prend le relais. C'est la période où le chiot explore beaucoup avec la gueule (reniflement, mâchouillage d'objets trouvés au sol), ce qui augmente le risque de nouvelle contamination.

Après 6 mois : un rythme trimestriel, à ajuster selon le mode de vie

Passé 6 mois, un traitement au minimum trimestriel est recommandé pour l'ensemble de sa vie adulte. Ce rythme peut être resserré si votre chien fréquente des zones à risque (forêts, jardins publics, contact avec d'autres animaux), mange parfois des selles ou des proies, ou vit avec de jeunes enfants à la maison, plus sensibles à une éventuelle contamination.

Les signes qui doivent alerter

Entre deux traitements, restez attentif à certains signaux : diarrhée ou constipation inhabituelle, ventre gonflé et dur au toucher, perte de poids malgré un bon appétit, poil terne, fatigue, démangeaisons autour de l'anus (le chiot se traîne parfois sur les fesses), ou présence visible de vers dans les selles ou les vomissements. Dans ces cas, une consultation vétérinaire s'impose, même si le dernier vermifuge est récent.

Comment vaccination et vermifugation se complètent

Ces deux protocoles ne sont pas indépendants : une charge parasitaire importante peut affaiblir la réponse immunitaire du chiot et réduire l'efficacité d'un vaccin. C'est pourquoi il est conseillé de vermifuger votre chiot quelques jours avant chaque injection, notamment avant la première vaccination vers 8 semaines et avant le rappel vers 12 semaines. Votre vétérinaire pourra vous indiquer l'ordre et le délai précis à respecter selon les produits utilisés.

Combien coûte la première année de santé de votre chiot ?

Le budget varie selon les vétérinaires et la région, mais à titre indicatif, la primo-vaccination complète (les trois injections plus, le cas échéant, la valence rage) représente généralement entre 120 et 180 € sur les premiers mois. Les rappels annuels, une fois le chiot devenu adulte, coûtent en moyenne entre 50 et 80 € par an. À cela s'ajoute le coût des vermifuges, généralement modeste à l'unité mais à répéter fréquemment la première année. Certaines complémentaires santé animale proposent un forfait prévention qui couvre une partie de ces frais : c'est un point à vérifier si vous envisagez de souscrire une assurance pour votre chiot.

Cas particuliers à connaître

Chiot adopté sans carnet de vaccination

Si vous adoptez un chiot dont l'historique vaccinal est inconnu ou incomplet, ne présumez de rien : votre vétérinaire recommandera le plus souvent de reprendre un protocole de primo-vaccination complet, par sécurité.

Un rappel pris avec du retard

La vie s'en mêle parfois et un rappel peut être décalé de quelques semaines. Un léger dépassement ne signifie pas qu'il faille reprendre toute la primo-vaccination depuis le début : la décision dépend du délai écoulé, de la valence concernée et de l'âge du chien. Le mieux reste d'en parler à votre vétérinaire plutôt que de deviner par vous-même.

Chiens de catégorie et voyages

Pour les chiens soumis à une classification réglementaire, la vaccination antirabique est obligatoire. Pour un voyage au sein de l'Union européenne, un délai minimum de 21 jours après la première injection antirabique est généralement exigé avant le départ : anticipez donc largement si un déplacement est prévu.

Rendre la visite chez le vétérinaire plus sereine

Les premiers mois impliquent plusieurs allers-retours chez le vétérinaire, une expérience qui peut être stressante pour un jeune chiot si elle n'est pas bien préparée. Habituer votre compagnon à la voiture avec un équipement sécurisé et confortable aide à limiter l'anxiété du trajet, pour que le rendez-vous vaccinal reste associé à une sortie plutôt qu'à une épreuve.

Questions fréquentes

Mon chiot est en retard sur son calendrier vaccinal, dois-je tout recommencer ?

Pas nécessairement. Un léger retard ne remet pas forcément en cause les injections déjà réalisées, mais seul votre vétérinaire peut évaluer si un rattrapage simple suffit ou si une reprise du protocole est préférable, selon la valence concernée et le temps écoulé.

Peut-on vermifuger et vacciner le même jour ?

Il est généralement recommandé de vermifuger quelques jours avant l'injection plutôt que le jour même, afin que l'organisme du chiot ne cumule pas deux sollicitations en même temps. Votre vétérinaire vous donnera le calendrier précis adapté à votre chiot.

Un chiot qui vit uniquement en appartement a-t-il vraiment besoin d'être vermifugé aussi souvent ?

Oui : les œufs de parasites peuvent être présents dans l'environnement, transmis par la mère avant la naissance, ou ramenés sous les chaussures depuis l'extérieur. Le mode de vie en intérieur réduit le risque mais ne l'annule pas totalement, surtout durant les premiers mois.

Faut-il refaire toute la primo-vaccination pour un chiot adopté sans papiers ?

C'est souvent le choix le plus prudent en l'absence de carnet de santé fiable, car il est impossible de vérifier si les injections précédentes ont bien été réalisées et à quel intervalle. Votre vétérinaire posera un diagnostic au cas par cas.

Que faire si je remarque des vers dans les selles de mon chiot malgré un vermifuge récent ?

Consultez votre vétérinaire sans attendre le prochain traitement prévu : certains parasites résistent mieux que d'autres, et un ajustement de la molécule ou de la fréquence peut être nécessaire.

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